Cabane PARASITAIRE

Bois de peuplier, peinture, 150cmx100cmx80cm, 2019.

 

Habitation éphémère et précaire , de tailles limitées aux matériaux souvent naturels issus de l’environnement de proximité, la cabane s’impose de manière opportune dans une forêt déjà soumise à ses propres règles  d’ « urbanisme ». De l’arbre immeuble à trous multiples creusés par les pics aux niches aménagées dans le creux des racines , la forêt n’a que faire d’une nouvelle intrusion parasitaire qui n’aurait aucune fonction particulière dans son réseau. Cette greffe humain ne peut se réaliser que si une dialectique s’opère entre l'espace intérieur , le bâtit, et l'espace extérieur, la forêt, instaurant une grande souplesse d'utilisation et un sentiment de plus grande liberté . La symbiose semble peu probable, tant l’appétit de l’homme s’avère vorace et incontrôlé. 

L’interruption cognitive engendré par l’intervention humaine, même de manière symbiotique et non agressive, engendre une perte de substance et le silence s’impose à nouveau, état traduit par le recouvrement  gris béton.

                                                                     

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