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« LES NOUVEAUX VENUS » (DRAGEONAÉ VITRUVIA CORBUSIA)

Diffractis au jardin # 3 , oeuvre in situ, juin 2018. 

«De la construction de leurs demeures les hommes arrivèrent par degrés aux autres arts et aux autres sciences, et leurs mœurs, devenues plus douces, perdirent tout ce qu’elles avaient d’agreste et de sauvage » Vitruve (De Architectura, 1 er siècle av. JC)  

 

A l’origine de ce projet une vieille cabane traversée par un arbre, un pêcher mort qui n’a vraisemblablement pas survécu à la greffe, à moins qu’une cause accidentelle ou naturelle n’ait eu raison de lui.

Et toujours ce vieux débat : qui de la nature ou de l’homme à travers l’architecture a pris l’ascendant sur l’autre . Ici le bâtit a résisté alors que l’arbre a péri. Reprenant l’idée d’une alliance ou symbiose entre les deux , je me suis intéressée au système racinaire des arbres , comparable à un  cerveau selon Peter Wohllenben l’auteur de La vie secrète des arbres.Ce réseau sous terrain, accomplissant  de véritables miracles , est le lieu même des échanges et d’entraide de nos rois des forêts qui développent un incroyable mode de communication et une véritable vie sociale, basée sur l’apprentissage, l’ aide et les souvenirs. les arbres communiquent entre eux, respectent ceux qui étaient là avant eux et se préviennent d’éventuels dangers . Ainsi malades ou mourants les arbres bénéficient des apports de la communauté et peuvent renaitre de leur cendres....Un utopique  arbre d’architecture pourrait prendre vie, il se reproduirait naturellement , par biomimétisme en produisant des rejets, autrement dit des drageons à partir de ses racines . Une  renaissance issue d’une greffe ou d’une union fantasque entre la nature et l’architecture. 

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